Marilafrenchy

En Amérique : Montréal, Buenos Aires..et Vancouver!!

Les promeneurs de chiens…


Quel nouvel arrivé à Buenos Aires ne s’est pas étonné à sa première rencontre avec un “promeneur de chien? Voir apparaître une meute de chien tenus en laisse par un seul homme qui n’a pourtant pas l’air d’être débordé de la situation et qui marche d’un pas assuré sur le trottoir est quand même surprenant! Première réaction : c’est un excentrique amoureux des chiens! Mais en fait, c’est très usuel ici à Buenos Aires où être promeneur de chiens est une profession!

Un travail comme un autre, du matin à la fin de l’après-midi, le Paseador de perros déambule avec sa meute dans un quartier, ramassant un à un les chiens chez le particulier. Sonnant à l’interphone en bas de l’immeuble pour avertir le ou la propriétaire (dueno, duena) de son passage. Celui-ci descend aussitôt le chien en laisse qu’il confie au promeneur qui le saisit d’un geste déterminé, adroit, et “professionel”! ;). Voilà qu’il accroche la nouvelle laisse à une sorte de mousqueton fixé à sa ceinture, celle-ci rejoignant déjà une bonne dizaine d’autres, toutes déjà complétées en leur extrémité par un joyeux animal à quatre pattes reniflant le nouveau venu. Toute la bande repart ainsi jusqu’à un autre immeuble, où se passera le même cérémonial.

Une fois que les effectifs (une bonne douzaine de chiens) seront au complet, le promeneur les amène à une place spécialement aménagée pour les chiens où ils pourront courrir, faire connaissance entre eux, ou somnoler sous un arbre.

Ce qui est incroyable, c’est de voir tous ces chiens dans la rue trottinant côte à côte dans un silence total, aucun n’aboie, aucun ne tiraille sur sa laisse. Comme si il s’agissait d’un escadron marchant au pas et connaissant le réglement imposé par le “promeneur”. Pas de bagarre entre eux, même rythme de déplacement, et puis, bien-sur, respect pour celui qui a une envie pressante et qui fait dans le caniveeau alors que tous les autres regardent en l’air et patientent! Une sorte de micro culture où le “promeneur” est le grand chef.

Chaque promeneur a sa spécialité en taille canine, il y a ceux qui baladent les petits, d’autres les moyens, et puis ceux qui s’occupent des grandes tailles. Et puis ne croyez pas que seul le promeneur existe, il y a aussi la promeneuse. (J’en croise une, d’une force incroyable, avec sa meute, très souvent devant mon université).

Dans le quotidien du chien à sortir, il y a deux turnos, soit le matin, soit l’après-midi, car Medor ne sort pas toute la journée mais en général 4 à 5 heures. Le Tarif, en général 100 pesos par mois. Certains s’occupent aussi de les laver, où même de les garder quelques jours, bref toute une série de services a pu se développer autour.



1 mai 2008 Posté par marilafrenchy | Culture, argentine, buenos aires | | Un commentaire

Des “trucs” tellement argentins…

Je dédicace ce blog à un autre bloggeur francais vivant à Buenos Aires, Clément, qui m’a donné cette belle idée de faire ce post. Etonnez-vous avec ces photos de choses que vous pouvez rencontré très facilement dans Buenos Aires!

Ne vous dites pas: “Dude, c’est un amoureux des chiens celui-là!” Mais dites-vous plutôt : “Cet étudiant fait son métier de promener les chiens des propriétaires aisés de Buenos Aires”.


Ne vous dites pas: ” C’est fou le nombre de personnes qui oublient des bidons sur les toits des voitures!” Mais dites-vous plutôt:” Tiens, ce code visuel signifie que ce vehicule est à vendre. Voyons ou rencontrer le propietaire, c’est souvent ecrit sur le bidon.”

Ne vous dites pas: “C’est quoi ces petits lampadaires? ils sont tombés sur la tête ces argentins!” Mais dites-vous plutôt: “Prudence ou vous marchez, ces seaux retournés vous avertissent qu’il y a des travaux sur la chaussée. Un vrai signal en Argentine.”

Ne vous dites pas: “J’adore cette couleur rouge. Tres design, elegant et tres chic . Il y a une fête chez quelqu’un?” Mais dites-vous plutôt: “On ne badine pas avec les croyances. Le “Gauchito Gil”, tel notre Saint Christophe, est venéré sur tous les bords de routes argentines.”

Ne vous dites pas: “Les argentins sont en osmose totale avec la nature: ces étagère d’exterieur fenshui en est la preuve.” Mais dites-vous plutôt: “Tiens, il doit y avoir beaucoup de chiens errants par ici. Mettre les poubelles en hauteur evite de retrouver les sacs eventrés au petit matin.”

1 mai 2008 Posté par marilafrenchy | Culture, argentine, buenos aires, fun | | 2 commentaires