Pourquoi le Canada fait-il rêver?
Le canada un paradis qui fait rêver les français?
Emission de France2 du 20 mars 2006 de “Oeil sur la planête” vraiment très intéressante…
Prenez le temps de la visionner! :)
Thèmes abordés :
- Le paradis de l’immigration?
- Un nouvel Eldorado?
- Le modèle Canadien.
- La province francophone – Québec : nos cousins d’amériques
Voyagez de Montréal, Toronto, Vancouver, à Ottawa en passant même par Winnipeg ou Calgary!
Best of de la St-Jean à Montréal au Parc Maisonneuve
Comme le veut la tradition, le spectacle de la fête nationale du Québec est présenté devant des dizaines de milliers de personnes au parc Maisonneuve à Montréal. Sous le thème À nous le monde!, Normand Brathwaite et une dizaine de musiciens font la fête en compagnie d’artistes de tous les horizons. Marjo, Pierre Lapointe, Vincent Vallières, Andrée Watters, Marco Calliari, Renée Martel, Michel Lamothe, La Volée d’Castors, H’sao, les Denis Drolet et Fred Pellerin seront ainsi de la partie.
…alors si vous avez un peu de temps, voilà de quoi sentir ce que c’est d’être “fier d’être québécois” et d’entendre quelques chanteurs québécois! :)
Venez me rejoindre! lol
Écrit par André Mora , le 07-05-2007
Le locataire actuel de l’Elysée vous défrise. Pourquoi ne pas filer au Canada pour voir si l’herbe y est plus verte que sous nos cieux électoraux ?
« Sarkozy m’inquiète. La politique je m’en fous, mais tout de même je serai bien content d’être ici s’il est élu. » Sous un soleil quasi printanier, la terrasse du café Cherrier, rue Saint-Denis à Montréal, est noire de monde. Fabien Geffray, 39 ans, savoure ce premier rayon dans la capitale de la Belle Province. « Je suis arrivé ici avec l’hiver. J’ai loué un appartement à deux pas du métro, en prévision du froid. Et je me suis entièrement rééquipé en bottes, moufles et anorak. » Après un hiver à Montréal, et ses premières chutes de thermomètre à -30°, Fabien se sent devenu presque « local ». Seul détail qui cloche : la cigarette au bec, qui signale de façon presque indéfectible son « maudit Français », égaré parmi nos lointains cousins francophones d’outre-Atlantique. Avec un an d’avance sur nous, le Canada a définitivement banni la tabagie de ses lieux publics, bars et restaurants compris. Dans la foule bigarrée qui flâne sur l’avenue, les accros à la nicotine se font rares. Signe d’intégration, même Fabien a réduit sa consommation, à force de « choper des rhumes en fumant sous la neige. »
Tous les Français de Montréal ne sont certes pas des « réfugiés » par anticipation ou de futurs ex-fumeurs en cure de repentance. Il existe au moins cinq bonnes raisons de choisir l’exil plutôt que le chenil : ce sont eux qui nous l’ont dit. Et un trait commun à tous : l’optimisme. Car, cheu nous, tout fout l’camp, ma pauv’dame… La France ne serait plus ce qu’elle a été. Et le désir d’envol soulage la déprime. Qui n’aurait envie de laisser derrière soi les sermons désenchantés de ces déclinologues patentés, les leçons de ces politiciens convertis de fraîche date à la « valeur travail » ou les rigidités d’une société ancienne, et forcément moins souple que celle qu’on rencontre de ce côté-ci de l’Atlantique ?
Fuir Les rigidités de la société française
Tout n’est pourtant pas si rose au Canada, et au Québec en particulier. L’Amérique sans les Américains et en français, ça reste quand même l’Amérique. Et on ne s’y adapte pas forcément. Mais tout de même, quelque chose change quand on change de continent. Une subtilité dans l’air du temps. Un parfum d’espoir peut-être, même s’il n’est pas toujours exempt de regrets.
Prenons Jacques Gaubil, p-dg de Kynogon, une boîte d’intelligence artificielle pour les jeux vidéo. Le cœur de son entreprise de 25 personnes bat toujours en France. Mais plus pour longtemps. « Mon marché est américain, mes clients sont américains, j’ai tout intérêt à m’en rapprocher. Mais ce n’est pas moi qui quitte la France. C’est la France qui m’empêche de me développer, en raison de sa perte globale de compétitivité. »
Ce constat, ils sont nombreux à le partager dans les centres d’affaires pour immigrés chic de la capitale économique du Québec. Ici, Jacques, Nicolas, Yann et les autres font prospérer leurs entreprises sans subir les pesanteurs d’une économie de « fonctionnaires tatillons » et de « syndicalistes râleurs ». Discours de patrons ? Pas seulement.
Car il ne faut pas oublier Fabien, ou Anne, cadre dans l’informatique, ou même Benjamin, parti de France sans le moindre diplôme et aujourd’hui agent immobilier « prometteur » à Montréal. Sous les frimas de l’hiver polaire, tous retrouvent un cœur à l’ouvrage qu’ils avaient oublié sous nos climats plus cléments. Parce qu’ils gagnent souvent plus et plus vite que s’ils étaient restés au pays. Parce qu’ils accèdent plus rapidement à des responsabilités dont ils n’auraient pas osé rêver en France. Et même… parce qu’ils se sentent moins protégés que chez nous ! À travailler sans filet, on retrouve aussi l’envie de se défoncer : voilà ce que nous disent ces accros de la prise de risque transatlantique. Eh ! Dites, les politiques, et si la « valeur travail », de droite ou de gauche, pouvait aussi se transformer en plaisir ?
Une économie en pleine croissance
La santé économique du Canada a de quoi nous faire pâlir d’envie. Tabarnac’, c’t’ écœurant !
- Croissance 2006 : 7,3 % avec des pointes à 20 % dans la province de l’Alberta, qui regorge de pétrole.
- Excédent budgétaire : 9,5 milliards de dollars.
- Endettement : 32 % du PIB, divisé par deux en dix ans.
- Chômage : 6 % en moyenne, 8 % au Québec.
- Commerce extérieur : positif depuis 29 trimestres consécutifs.
- Émigration : + 5,23 % de Français l’an passé, soit environ 30 000 au Québec. 230 000 nouveaux arrivants par an.
Grève à la STM (Société de transport de Montréal)
Conscient des inconvénients engendrés par la grève, M. Tremblay estime que son administration a le devoir de maintenir sa position. Les usagers, les citoyens et la Ville seraient tous perdants si la STM cédait aux revendications des employés, a-t-il répété.
Bien qu’il souhaite une entente rapide et négociée, le maire Tremblay invite les citoyens à modifier leurs habitudes de transport, en utilisant davantage leur vélo, la marche et le covoiturage pour vaquer à leurs occupations.
Le président du syndicat des transports de Montréal, Pierre St-Georges, rétorque avoir averti la STM et la population que si aucun progrès n’était réalisé à la table des négociations, la grève serait déclenchée. À ceux qui l’accusent d’avoir déclenché une grève trop rapidement, il réplique que la STM n’a fait aucune concession en six mois de négociations.
En ce qui concerne le régime de retraite, M. Trudel a indiqué qu’une partie de ce dossier est réglée, mais qu’il reste encore de nombreux points qui doivent être négociés.
Par ailleurs, M. Trudel a souhaité qu’il y ait un débat sur le droit de grève des employés de la STM.
« Ce que l’on demande, c’est du réaménagement de l’offre salariale », soutient M. St-Georges. Le syndicat demande que le régime de retraite soit financé avec une partie de l’augmentation salariale proposée par la STM. « Si la STM acceptait ça, on acceptait qu’il n’y ait pas de grève hier (mardi) soir », poursuit M. St-Georges. « S’il y a une grève dans le transport en commun aujourd’hui, c’est la STM qui en porte l’odieux. »
Les négociations achoppent toujours sur la question de l’augmentation des salaires. Le syndicat demande une convention collective de trois ans, en plus d’une augmentation salariale de 2 % par année. Pour sa part, la direction de la STM souhaite une convention sur cinq ans, avec un gel salarial en 2007.
Bataille de Vimy : 90ème anniversaire…
Elections, élections….
Commençons d’abord par les élections Québécoises. Les Québécois se déplaçaient aux urnes pour élire les députés de leurs contés et former leur nouveau gouvernement. Ici, le système politique ressemble au système anglais. Il n’y a pas de président et c’est le 1er ministre qui exerce le pouvoir. Cette élection était particulière cette année car elle a vu la montée d’un 3ème parti. En effet, les deux chefs des grands partis traditionnels que sont André Boisclair du PQ (Parti Québécois) et Jean Charest du PLQ (Parti Libéral Québécois) ont vu apparaître un 3ème homme Mario Dumont de l’ADQ (Action Démocratique du Québec). Sans entrer dans les détails de leurs programme, un sujet très précis les départageais : l’indépendance ou non du Québec. Les libéraux sont fédéralistes tandis que le PQ est indépendantiste. Mario Dumont a pris une nouvelle position entre les deux : l’autonomie. Ensuite, difficile de définir l’autonomie du Québec mais on sait que ce n’est ni l’indépendance, ni le fédéralisme (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?). Autre point, Jean Charest était le 1er ministre sortant et était fort critiqué tout au long de la campagne pour son bilan mitigé. Dans le monde utopique où je pourrais comparer les élections québécoises aux élections françaises qui nous attendent, vous aurez compris qu’on peut se laisser porter à comparer les libéraux à la droite française, le PQ à la gauche et voir l’arrivée de l’ADQ comme la montée de l’UDF… Facile comparaison je vous l’accorde mais qui garde une certaine pertinence. Et bien, regardons un peu les résultats de l’élection de ce lundi dernier pour voir si elle peut nous éclairer sur ce qui nous attend en France ! ;).
Revenons donc maintenant aux élections qui vous préoccupent davantage ! Les fameuses élections présidentielles…Je tiens tout de suite à annoncer que j’exercerais effectivement mon droit et mon devoir de vote ici en allant voter au consulat de France à Montréal. Yououpiii ! Ce sera mon 1er acte de citoyen votant puisque je n’avais pas encore 18 ans au référendum ! Je suis donc très fière de pouvoir voter aujourd’hui ! Seule petite tristesse, le fait de devoir vivre la campagne de l’étranger et de ne pas pouvoir assister à des débats politiques… Et bien, aujourd’hui, on a remédié à cela ! :). En effet, la SRA (Société des relations des Affaires…une autre asso de HEC ! :p) un débat en invitant les représentants des 3 grands partis de Montréal ! (Paraît-il que c’est la première fois qu’on organise un tel débat depuis 40 ans… un expatrié en témoignait). Et oui, Montréal est l’une des places à l’étranger où l’on trouve le plus des français. Et nos votes comptent ! D’autant plus, que les étrangers ne représentaient que 200 000 voix en 2002… Cette année, nous sommes plus de 800 000 inscrits ! Malik Dussaud, étudiant à Poly (et fait amusant, j’ai réalisé que c’est un ancien locataire de ma colloc ; je le sais car je reçois encore des coups de fils ou des lettres pour lui !), représentait le PS. Christopher, étudiant à HEC, représentait l’UDF. Et Madame Tahiri représentait l’UMP. Le débat fut très animé. J’ai tout de suite retrouvé l’art oratoire français et les pics hostiles traditionnels de la politique française (je les avais presque oublié à Mtl !). Nous avions aussi un important droit de parole et de questions. Et j’ai beaucoup apprécié cela.
Débat Présidentielle 2007 en France !
Les activités politiques de la SRA présente un débat entre les représentants montréalais des principaux partis politiques français. Venez avec vos questions car vous aurez la parole tout au long du débat. Les délégués de Ségolène Royal, François Bayrou et de Nicolas Sarkozy débattront des principaux thèmes qui agitent la campagne électorale.Il sera notamment question d’éducation, d’immigration, d’emploi ou encore de politique étrangère.
Venez nombreux !
Pour conclure sur ce post « élections », je n’ai pas envie d’exposer mes idées politiques ou parler des programmes des uns et des autres. J’aimerais seulement passer un message qui me touche d’autant plus que je vis à l’étranger. J’observe la France, j’aime mon pays et j’ai envie du meilleur pour lui. Je suis plus que fière d’être française. Seulement, il faut aussi savoir apprendre des autres, savoir regarder ailleurs et piocher des idées chez nos voisins. Être curieux, ne pas avoir peur du changement et ne pas hésitez à comprendre comment certains grands problèmes français sont résolus à l’étranger. Des sujets qui font débats en France sont tout à fait acquis et fonctionnels ici comme l’immigration (le Canada est une vraie terre d’accueil et pourtant parle d’immigration choisie), l’éducation (le système français m’a quand même incité à partir étudier ailleurs !), le système des retraites, le plein emploi (pas de chômage au Canada). Bref, tout ça pour dire, qu’il ne faut pas hésiter à se remettre en cause et à trouver les solutions et les conseils utiles chez ses voisins tout en restant français ! Pour finir, je voudrais déclarer un « Vive la France » bien mérité ! Mon grand drapeau français orne tjs le mur de ma chambre et je ne vous oublie pas…:)

