16-20 Mars : Semaine du Développement durable à HEC Montréal
Semaine du développement durable – HEC Montréal
Actualité Argentine : le ton monte après 92 jours de crise del Campo….
Il serait peut-etre très compliqué d’expliquer la crise qui s’installe ici en Argentine, avec peu à peu de plus en plus de secteurs touchés. Tout a commencé il y a 92 jours avec la présidente Kirchner qui a voulu installer une augmentation des retentions (comprenez impôts à l’exportation) sur des produits agricoles, et en particulier le soja. La rétention pouvant passer jusqu’à 48% du prix de la denrée. El campo (comprenez “la campagne) a exprimé son mécontentement et a commencé par une grêve (“paro del campo”). Je vous avez déjà compté un peu à ce sujet dans un article plus ancien. Après maintes et maintes essais de négociation, la situation se complique de plus en plus ces derniers temps. Et tout semble s’accélérer cette dernière semaine. A cause de la grêve del campo, les camioneros (=camioneurs) n’avaient plus de travail. Les voilà qui décident de bloquer à leur tour les routes. Mais alors, le pétrole et l’essence n’arrive plus à la capitale. Ce n’est plus simplement une pénurie de viandes, lait et denrées alimentaire qu’on doit faire face. Par manque d’essence, les lignes de bus réduisent leur fréquence. Les taxis prévoient une grêve le 25 juin. Peu à peu tous les secteurs sont touchés. L’inflation sous-jacente en Argentine est maintenant une vérité que ne peut nier le gouvernement. Le mécontentement gronde. Le change pesos/dollar qui était fixe depuis plusieurs mois à 3,15 pesos/$US (le change est officiellement flottant, mais officieusement le gourvernement s’arrange pour combattre le marché et le rendre fixe) vient d’être dévalué à 3,08 pesos/$US. Bref, la situation se discute à la TV et radios en continu, les argentins sont désabusés. Des camarades de classe me disent “On ne sait pas ce qui va se passer. C’est instable”. Tout le monde est dans l’attente, ou la résignation d’une crise économique. Faut dire que l’Argentine est un pays pas mal instable politiquement et économiquement (merci à mes cours de “Politica economica Argentina” passionants et fort utiles pour comprendre aujourd’hui l’actualité!). L’Argentine est un pays étrange, bouillonnant, et passionant! Je suis curieuse de voir la suite… En espérant que tous se résoudra dans la meilleure façon possible! Mais ayant écouté (en tant qu’étrangère, je me dois de jouer un rôle d’observatrice principalement) les points de vues des différents camps, la situation est très complexe. Et plus le temps passe, plus il sera difficile pour chaque camp de sortir de ses positions. A voir!
Le PetitHergé (je vous ai déjà parlé de ce blog tiens à jour le conflit (un nouveau post à ce sujet quasi chaque jour!). Il se positionne pro-Campo, mais sa relation des faits est toujours interessante. Le bilan d’aujourdhui au 12 juin 2008 est à lire!
Mercredi 2 avril : 30 jours pour régler la crise del Campo!
Après multiples remous, manifestations, pénuries à la capitale, discours plus ou moins enflammée de la présidente Cristina Kirtchner et les pronostiques de chacun sur l’issu du conflit, voici une avancée. Les barrages sur les routes d’Argentine sont levés! (à nous, le retour de la viande et des aliments dans les supermarchés et restaurants! ;p).
Voici (explications du PetitHergé encore) une mise au point de la situation :
Le campo donne 30 jours pour régler la crise.
A Gualeguaychu, la réunion entre toutes les associations et syndicats ruraux a eu lieu à 14h et tous ont voté d’une part l’arrêt des barrages mais surtout une trêve de 30 jours pour donner au gouvernement le temps de leur proposer de nouvelles mesures. Une fois de plus les ruralistas font le premier pas pour prouver au gouvernement que leur but n’est ni de mettre à feu et à sang le pays ni de prendre en otage les argentins en bloquant l’approvisionnement alimentaire. Leur seul objectif est d’arriver à un accord sur la rétention concernant les exportations et plus particulièrement sur celles du soja.
Questions : Sommes nous à la fin du conflit ?
Difficile de le savoir, la balle est maintenant du coté de Cristina Kirchner, elle a 30 jours pour régler à la fois les problèmes liés à la rétention sur les exportations, mais aussi maintenant elle doit se pencher sur une multitude de points à « éclaircir » sur le long terme quant à la nouvelle politique agricole du pays à mener. Ce conflit dur (le plus long et le plus dur de toute l’histoire argentine) a fait surgir à la lumière pour l’homme de la rue (celui qui ne vit pas dans les campagne) mais aussi pour les politiques, que le chemin suivi depuis des années par l’Argentine pour son agriculture n’est pas le bon. Voilà qu’il y a trois semaines, les ruralistas ne se battaient que contre un impôt injuste, aujourd’hui ils se battent pour toute une série de problèmes qui ont refait surface.
Pour ce qui est de savoir si le conflit est terminé, il faudrait être bien trop optimiste pour le penser, car les ruralistas en demandent maintenant bien plus, et Cristina Kirchner me parait bien loin du monde rural pour se rendre compte des véritables enjeux. Mais je pense qu’elle a pris conscience que les argentins soutenaient dans une énorme proportion les campagnes et qu’une page était tournée dans la manière dont le gouvernement centrale de Buenos Aires pouvait jusqu’alors décréter et légiférer unilatéralement sans prendre contact avec les premiers concernés : les argentins !
Qui a gagné, qui a perdu ? Bien encore trop récent pour le savoir, mais ce qui est certain c’est que quelque chose à changer en Argentine dans les mentalités. De nombreux journalistes (de tout bords) ont toute la journée parler de l’idée qu’il y avait eu l’époque d’avant « Gualeguaychu » et l’époque d’après. Il serait peut être encore trop risqué de ma part de faire un parallèle entre « l’avant » et « l’après mai 68 » pour la France, mais nous n’en sommes pas loin.
- Avant, il y avait 4 syndicats ruraux en Argentine souvent en désaccord car défendant des types d’agriculture et des propriétaires n’ayant pas trop grand-chose à voir entre eux. Aujourd’hui les 4 syndicaux sont plus unis que jamais et ont pris conscience que seuls unis ils arriveraient à faire plier le gouvernement.
- Avant, le syndicalisme en Argentine passait uniquement par la centrale péroniste de la CGT, aujourd’hui l’argentin urbain se rend compte que 4 syndicats non péronistes peuvent très bien défendre les droits d’une corporation et vont unis continuer à se battre pour obtenir leurs revendications.
- Avant, la Casa Rosada décidait seule dans son coin, et le président de la république pouvait seul décider sans aucune consultation préalable des bases (puisque la CGT toute puissante y est affilié), aujourd’hui je pense que Cristina Kirchner devra avant toute nouvelle « proposition » s’inquiéter de savoir comment celle ci pourra être accueilli.
- Avant, alors que nous sommes tout de même dans un état fédéré (et non centralisé), Buenos Aires décidait pour tous sans aucune consultation auprès des gouverneurs des 23 autres provinces, levait la dîme pour ensuite la redistribuer à son bon vouloir à ceux qui dans les provinces « suivaient les ordres ». Il est certain qu’un bon nombre d’élus (maires, députés, sénateurs, gouverneurs même péronistes) ont commencé en silence à manifester leur désapprobation. Après ce conflit bon nombre de petits élus locaux vont vite essayer de quitter le parti péroniste PJ (parti justicialiste) qui n’est plus bien vu dans les campagnes et les petites villes. De plus on sent une vive envie de revenir à un fédéralisme bien plus fort de la part des gouverneurs et des administrés. « L’argent des impôts récoltés dans les campagnes doivent rester dans les campagnes ». Les ruraux ont l’impression de travailler et de maintenir toute une armée de bureaucrates inutiles et incapables à Buenos Aires.
Bref, pas mal de remises en question peut être même sur l’état de l’Argentine fédérale. En tout cas pour ce qui est des questions rurales qui vont être maintenant mises sous la loupe par les médias pendant les 30 jours prochains, elles devront être prises très au sérieux par le gouvernement. Car Cristina Kirchner n’a maintenant plus un seul droit à l’erreur.
Dans 30 jours on connaîtra vraiment qui aura perdu le plus de plume dans cette bataille, mais il ne faut tout de même pas oublier que ce qui est le plus important, c’est l’avenir de l’Argentine, et ce pays doit tout à l’agriculture, hier avec ses premiers colons, et demain avec toutes les exportations qu’elle fera.
Crisis del campo
Voici la publicité du gouvernement placardée dans tout BsAs (en plus des spot publicitaire!) pour réclamer du soutien à la Présidente… Depuis quand les gouvernements font des pubs de la sorte dans les démocratie??!!!
Voici quelques images de la rupture de stock réelle de viandes à Buenos Aires! On ne trouve pas davantage de lait… :$
[étalages vides de boucherie et supermarché]
Les argentins de Buenos Aires sortent dans la rue et aux balcons avec les casseroles (pour faire du bruit!), et bloquent les rues pour montrer leur “ras de bol” de la situation, leur désaprobation envers le gouvernement (leur soutien aux propriétaires agricoles “Apoyo al campo”), leur colère face à l’inflation et aux pénuries en ville. Ici, photo prise sur Santa Fe (là où j’habite!). Je peux vous assurer que les bruits de casseroles, mélangés aux klaxons des voitures et des taxi et leurs cris font un fracas impressionants! J’ai une vidéo! Ou sinon, il y en a plein sur YouTube!
Crise politique en Argentine : Quand Kirtchner se met à dos “el campo”, toute la population sort dans la rue!!
On est en train de vivre une crise plutôt grave à Buenos Aires. Crise politique, crise économique. Je vous explique tout ça tres bientôt quand j’en saurais davantage. En attendant, voici les unes des journaux du monde et quelques liens pour de la lecture. Vue la pénurie de viande, de lait et de fruit et légumes qui s’annoncent… je pars de suite au supermarché! lol
Explications (source : LePetitHergé)
Les faits : Voilà maintenant près de 2 semaines que le « campo » (le monde agricole) argentin est en grève. Les vaches ne vont plus à l’abattoir, il n’y a que très peu de ramassage de lait, etc…. Pourquoi ? Parce que depuis maintenant près de 5 ans, le gouvernement de Nestor Kirchner et maintenant de son épouse taxe les producteurs d’une manière totalement absurde et congèle les prix à l’achat de toute la production agricole. A première vue, vouloir congeler les prix à l’achat parait une bonne mesure en pensant qu’ainsi le consommateur en bout de la chaîne va acheter son « bife de lomo » à la boucherie au même prix. Mais voilà que d’une part la viande n’a cessé d’augmenter (comme tout d’ailleurs), aux environs de 40% en 1 an. (Le lait et les produits dérivés ont quant à eux subit des augmentations de près de 60% en 1 an), et d’autre part tous les prix des produits dont nécessitent les agriculteurs ont aussi augmenté dans les mêmes proportions. (Engrais, pièces mécanique de matériel, salaires des employés, etc.…)
Pour le producteur agricole : Il ne peut pas vendre au prix qu’il désire, les exportations agricoles sont même lourdement taxées (un comble, quand on sait qu’en Europe ce sont les gouvernement qui aident la production et surtout les exportations). On taxe ici les exportations car le gouvernement pense (bêtement) que si il y a moins d’exportation, il y aura plus de produits pour le consommateur argentin et que les prix baisseront. En fait ce qu’il se passe, c’est que la production baisse de manière importante en raison des lourdes taxations et du manque de rentabilité et de ce fait il y a chaque fois moins de productions et les prix continuent à augmenter.
Quant on produisait autrefois 100, on exportait 60 et on consommait 40 en Argentine. Aujourd’hui on produit 80, on exporte 50, et on consomme 30 en Argentine…. Alors bien sur les prix continuent à monter ! Pire que ça, les agriculteurs en produisant 100 gagnaient de l’argent, aujourd’hui ils produisent 80, leurs exploitations ne sont plus rentables. Donc baisse de la consommation dans toutes les zones rurales d’Argentine en commençant par toutes les zones à forte activité agricole : Provinces de Buenos Aires, Cordoba, Santa Fe, Entre Rios. Le monde rural est maintenant entièrement contre Cristina Kircher.
Ce qu’il s’est passé hier (mardi 25 mars 2008) :
La situation est bloquée, les agriculteurs coupent les routes et empêchent tout camion chargé d’aliments de passer les barrages pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il revienne sur sa décision de nouvelle augmentation de taxe sur leurs productions. Pendant toute la journée, on attend une réaction et un discours de Cristina Kircher (qui n’a pas une seule fois en 2 semaines rencontré les syndicats agricoles, et qui refuse toute négociation). A 18h00, Cristina Kirchner prend la parole à la Casa Rosada devant les journalistes et les membres de son gouvernement. Tout le monde espère alors un geste de sa part pour apaiser le monde rural. Bien au contraire, elle sort quelques phrases incendiaires contre les campesinos, je cite : « Je ne me soumettrai à aucune extorsion » , « Il s’agit de grevistes de la richesse » (Son piquetes de la abundancia). Stratégie de Cristina Kirchner : Faire passer le message : « Les agriculteurs sont tous des nantis, ils prennent en otages le reste des argentins en bloquant les routes. Le monde rural est riche et doit aider les pauvres en étant plus taxé que les autres ».
Réaction : Dès la fin du discours de Cristina Kirchner, pour la première fois depuis la crise de 2001-2002. Les argentins de la classe moyenne de Buenos Aires sont sortis dans la rue avec les casseroles pour montrer leur désapprobation contre la politique agricole du gouvernement mais aussi pour montrer un « ras le bol » contre l’inflation, contre le flou économique, contre une ambiance de mensonge envers la population. La lutte qui la semaine dernière concernait uniquement le monde rurale et leurs problèmes sont entrain de déborder socialement sur tous les secteurs de la population. Cristina Kirchner n’a pas senti venir le ras le bol et les tensions sous-jacentes qui existaient déjà depuis quelques mois dans la population (y compris celle des villes).
Situation en ce jour mercredi 26 mars 2008 :
- Le monde rurale est regonflé à bloc pour aller jusqu’au bout, on commence même à entendre qu’on veut maintenant la tête de Cristina Kirchner, donc radicalisation du mouvement agricole.
- Une partie de son bloc politique la lâche, par exemple le gouverneur de la province de Cordoba a montré hier sa désapprobation de la politique de Kirchner.
- La CGT, syndicat toujours fidèle au clan Kirchner commence à percevoir des fissures dans ses effectifs, certains n’ont plus peur de montrer leurs désaccords avec Kirchner.
- Les médias sont à 90% contre Kirchner, seule la chaîne contrôlée par le gouvernement Canal 7 diffuse des débats où les invités reprennent le discours kirchneriste : « La gentille Cristina défendant les opprimés et les affamés contre les méchants estancieros riches et leurs valets bourgeois de Recoleta »
- Même les journaux Clarin et La Nacion, jusqu’alors neutres avec quand même une légère inclinaison kirchneriste ont totalement viré de camp dans les éditions datées d’aujourd’hui et soutiennent les « ruralistes ».
- Dans les supermarchés de quartier de Bsas, la viande, le poulet, les œufs, le lait et ses dérivés manquent. Seuls les gros de la distribution sont encore approvisionnés.
Voici quelques unes internationales sur le net couvrant ce sujet :
Quelques liens :
- Article de La Nacion, journal argentin
Economie Argentine : les effets sur ma vie de tous les jours….
L’économie d’Argentine est en train de subir une période d’inflation fulgurante… Officiellement, le gouvernement ne prévoit pas une inflation de plus de 2%. Mais réellement, certaines personnes vont jusqu’à dire que l’inflation actuelle pourrait aller jusqu’à de 15% par mois! Source de gens avec qui j’en parle, source de mon prof d’économie argentine à l’université,… et source du vécu dans la vie de tous les jours!
Chacun d’entre nous sait qu’une inflation normale en France est aux alentours de 2%par an. Mais aucun d’entre nous a-t-il déjà réellement ressenti cette inflation? Je pense que la réponse est simple. Non, on s’en rend pas compte. En revange, en argentine, les salaires n’ont pas encore le temps d’augmenter que les prix des aliments et de la vie de tous les jours augmentent à une vitesse folle!!
Pour revenir à des exemples simples, qui me concernent directement (je pense que c’est frappant de le dire comme ça!), j’ai vécu l’inflation de la laverie!! Dimanche dernier, faire une lessive à la laverie en bas de chez moi coûtait 9,50 $Ar. Une semaine plus tard, ce lundi, ma lessive me coûtait 11$Ar!!! Bon, l’augmentation est minime pour celui qui réfléchi en euro. Mais pour les argentins, c’est énorme! Un autre exemple, le même jus d’orange acheté au Carrefour à côté de chez moi est passé de 2,80$Ar à 3,60$Ar!!! Si ça c’est pas des exemples de ma vie de tous les jours!!!! Je pense que je pourrais vous en donner d’autres si je faisais plus attention! A la TV, dans les journaux de la capitale, on parle de cette inflation. Meilleure exemple : le prix de la viande (aliment de base pour tout argentin, on le sait bien! :p) qui ne cesse d’augmenter.

Autre sujet d’inquiétude du quotidien : avoir de la monnaie tribuchante dans son porte monnaie! C’est indispensable pour prendre le bus (0,90$Ar le trajet) qui ne se paie qu’en petite pièce. Les machines n’acceptant pas les billets. Je prend le bus pour aller à l’Université. Or il existe une vraie pénurie de monnaie! Les pièces d’un peso ou de 50, 25, 10 et 5 centimes sont devenues des denrées rares. Les marchands te réclament le compte juste, chacun veut garder sa monnaie. C’est un véritable “Odyssée” pour obtenir de la monnaire, tenter d’acheter des bonbons ou autre conneries chocolatées dans les kiosque pour obtenir quelques petites pièces précieuses. Mais faute de pièces, il est courant que l’on vous rende des bonbons en guise de monnaie. Et ce pb ne concerne pas que moi, petite française expatriée, mais bien tous les argentins (vu la quantité d’article dans les journeaux en parlant, le Monde.fr y consacre aussi un article). Pour la petite histoire, je devais faire une photocopie d’un papier important pour le bureau administratif de mon université. La photocopie me coûtait 15centimes de $Ar. Il me restait en pièce que 90centimes que je conservais précieusement pour mon retour en bus à la maison. La vendeuse me demande de lui payer en monnaie. Je lui donne un billet de 2$Ar (ce n’est pas un gros billet!!!), lui disant que j’ai pas de monnaire. Je vois sa caisse ouverte et je vois qu’elle a des centaines de pièce. Mais là voilà qui rechigne et qui me traite de “Mentira” (menteuse!) en prenant mon billet de 2$Ar! Voyez où les gens en sont! Bon, celle-là, c’était un cas extreme puisqu’elle avait plein de monnaie et que je lui donnais pas non plus un billet de 100$Ar (c’est seulement ces billets qu’on peut tirer des guichets… imaginez la galère ensuite pour avoir de la monnaie!).









