31Janv – Simulation QMUN à Montréal!

[Le logo de notre délégation!]
Cette année, pour la première fois, HEC Montréal participera à l’édition 2009 du National Model United Nations (NMUN) à New York en avril prochain. Il s’agit d’une simulation internationale de l’ ONU réunissant des universités du monde entier.
Cette simulation de l’ONU constitue l’une des plus importantes compétitions interuniversitaires mondiales. Á titre d’exemple, l’événement avait réuni en 2007 plus de 4000 étudiants, en provenance de près de 300 universités des quatre coins du monde. On pouvait notamment y noter la présence de la London School of Economics, l’ESADE ou encore le Harvard College. Ainsi, nous souhaiterions rajouter le nom de HEC Montréal au tableau des grandes institutions participantes.
Et je fais partie de cette délégation!!! Nous avons donc beaucoup de travail pour la recherche de financement (pour nous permettre d’y partir) et pour la recherche universitaire (pour nous préparer à cette semaine de débats et de résolutions). Nous sommes 7 dans l’équipe. A New York, nous serons chacun représentant du Guyana (nous, ce n’est pas la Guyane Française!) dans des comités différents.
Dans le cadre de cette simulation, était organisé une simulation à échelle plus réduite (celle du Québec) par l’Université du Québec à Montréal. Là, nous étions tous à l’assemblée Générale (pour une journée de informal and formal session animée tout en anglais!) avec chacun un pays différent. Sabrina le Pakistan, Eric le Portugal, Merlyn la république de Corée, Samuel l’Égypte, Codruta le Timor-Leste, Cyprien le Guyana et Moi-même la Bolivie! Des délégations des universités de tout le Québec était présente lors de cette compétition. Ce fut une journée vraiment enthousiasmante qui nous donna à tous une meilleure idée de ce qui nous attend à New York! Nous avons conscience du travail de préparation qui nous attend jusqu’à là mais nous sommes motivés à 200%!!! :)
“Honorable Chair, Federal Delegates, Guyana moves to suspend the QMUN meeting in order to prepare for the real one in NEW YORK!!!”
![]() |
| De 31Janv – Simulation QMUN |
Actualité Argentine : le ton monte après 92 jours de crise del Campo….
Il serait peut-etre très compliqué d’expliquer la crise qui s’installe ici en Argentine, avec peu à peu de plus en plus de secteurs touchés. Tout a commencé il y a 92 jours avec la présidente Kirchner qui a voulu installer une augmentation des retentions (comprenez impôts à l’exportation) sur des produits agricoles, et en particulier le soja. La rétention pouvant passer jusqu’à 48% du prix de la denrée. El campo (comprenez “la campagne) a exprimé son mécontentement et a commencé par une grêve (“paro del campo”). Je vous avez déjà compté un peu à ce sujet dans un article plus ancien. Après maintes et maintes essais de négociation, la situation se complique de plus en plus ces derniers temps. Et tout semble s’accélérer cette dernière semaine. A cause de la grêve del campo, les camioneros (=camioneurs) n’avaient plus de travail. Les voilà qui décident de bloquer à leur tour les routes. Mais alors, le pétrole et l’essence n’arrive plus à la capitale. Ce n’est plus simplement une pénurie de viandes, lait et denrées alimentaire qu’on doit faire face. Par manque d’essence, les lignes de bus réduisent leur fréquence. Les taxis prévoient une grêve le 25 juin. Peu à peu tous les secteurs sont touchés. L’inflation sous-jacente en Argentine est maintenant une vérité que ne peut nier le gouvernement. Le mécontentement gronde. Le change pesos/dollar qui était fixe depuis plusieurs mois à 3,15 pesos/$US (le change est officiellement flottant, mais officieusement le gourvernement s’arrange pour combattre le marché et le rendre fixe) vient d’être dévalué à 3,08 pesos/$US. Bref, la situation se discute à la TV et radios en continu, les argentins sont désabusés. Des camarades de classe me disent “On ne sait pas ce qui va se passer. C’est instable”. Tout le monde est dans l’attente, ou la résignation d’une crise économique. Faut dire que l’Argentine est un pays pas mal instable politiquement et économiquement (merci à mes cours de “Politica economica Argentina” passionants et fort utiles pour comprendre aujourd’hui l’actualité!). L’Argentine est un pays étrange, bouillonnant, et passionant! Je suis curieuse de voir la suite… En espérant que tous se résoudra dans la meilleure façon possible! Mais ayant écouté (en tant qu’étrangère, je me dois de jouer un rôle d’observatrice principalement) les points de vues des différents camps, la situation est très complexe. Et plus le temps passe, plus il sera difficile pour chaque camp de sortir de ses positions. A voir!
Le PetitHergé (je vous ai déjà parlé de ce blog tiens à jour le conflit (un nouveau post à ce sujet quasi chaque jour!). Il se positionne pro-Campo, mais sa relation des faits est toujours interessante. Le bilan d’aujourdhui au 12 juin 2008 est à lire!
Mercredi 2 avril : 30 jours pour régler la crise del Campo!
Après multiples remous, manifestations, pénuries à la capitale, discours plus ou moins enflammée de la présidente Cristina Kirtchner et les pronostiques de chacun sur l’issu du conflit, voici une avancée. Les barrages sur les routes d’Argentine sont levés! (à nous, le retour de la viande et des aliments dans les supermarchés et restaurants! ;p).
Voici (explications du PetitHergé encore) une mise au point de la situation :
Le campo donne 30 jours pour régler la crise.
A Gualeguaychu, la réunion entre toutes les associations et syndicats ruraux a eu lieu à 14h et tous ont voté d’une part l’arrêt des barrages mais surtout une trêve de 30 jours pour donner au gouvernement le temps de leur proposer de nouvelles mesures. Une fois de plus les ruralistas font le premier pas pour prouver au gouvernement que leur but n’est ni de mettre à feu et à sang le pays ni de prendre en otage les argentins en bloquant l’approvisionnement alimentaire. Leur seul objectif est d’arriver à un accord sur la rétention concernant les exportations et plus particulièrement sur celles du soja.
Questions : Sommes nous à la fin du conflit ?
Difficile de le savoir, la balle est maintenant du coté de Cristina Kirchner, elle a 30 jours pour régler à la fois les problèmes liés à la rétention sur les exportations, mais aussi maintenant elle doit se pencher sur une multitude de points à « éclaircir » sur le long terme quant à la nouvelle politique agricole du pays à mener. Ce conflit dur (le plus long et le plus dur de toute l’histoire argentine) a fait surgir à la lumière pour l’homme de la rue (celui qui ne vit pas dans les campagne) mais aussi pour les politiques, que le chemin suivi depuis des années par l’Argentine pour son agriculture n’est pas le bon. Voilà qu’il y a trois semaines, les ruralistas ne se battaient que contre un impôt injuste, aujourd’hui ils se battent pour toute une série de problèmes qui ont refait surface.
Pour ce qui est de savoir si le conflit est terminé, il faudrait être bien trop optimiste pour le penser, car les ruralistas en demandent maintenant bien plus, et Cristina Kirchner me parait bien loin du monde rural pour se rendre compte des véritables enjeux. Mais je pense qu’elle a pris conscience que les argentins soutenaient dans une énorme proportion les campagnes et qu’une page était tournée dans la manière dont le gouvernement centrale de Buenos Aires pouvait jusqu’alors décréter et légiférer unilatéralement sans prendre contact avec les premiers concernés : les argentins !
Qui a gagné, qui a perdu ? Bien encore trop récent pour le savoir, mais ce qui est certain c’est que quelque chose à changer en Argentine dans les mentalités. De nombreux journalistes (de tout bords) ont toute la journée parler de l’idée qu’il y avait eu l’époque d’avant « Gualeguaychu » et l’époque d’après. Il serait peut être encore trop risqué de ma part de faire un parallèle entre « l’avant » et « l’après mai 68 » pour la France, mais nous n’en sommes pas loin.
- Avant, il y avait 4 syndicats ruraux en Argentine souvent en désaccord car défendant des types d’agriculture et des propriétaires n’ayant pas trop grand-chose à voir entre eux. Aujourd’hui les 4 syndicaux sont plus unis que jamais et ont pris conscience que seuls unis ils arriveraient à faire plier le gouvernement.
- Avant, le syndicalisme en Argentine passait uniquement par la centrale péroniste de la CGT, aujourd’hui l’argentin urbain se rend compte que 4 syndicats non péronistes peuvent très bien défendre les droits d’une corporation et vont unis continuer à se battre pour obtenir leurs revendications.
- Avant, la Casa Rosada décidait seule dans son coin, et le président de la république pouvait seul décider sans aucune consultation préalable des bases (puisque la CGT toute puissante y est affilié), aujourd’hui je pense que Cristina Kirchner devra avant toute nouvelle « proposition » s’inquiéter de savoir comment celle ci pourra être accueilli.
- Avant, alors que nous sommes tout de même dans un état fédéré (et non centralisé), Buenos Aires décidait pour tous sans aucune consultation auprès des gouverneurs des 23 autres provinces, levait la dîme pour ensuite la redistribuer à son bon vouloir à ceux qui dans les provinces « suivaient les ordres ». Il est certain qu’un bon nombre d’élus (maires, députés, sénateurs, gouverneurs même péronistes) ont commencé en silence à manifester leur désapprobation. Après ce conflit bon nombre de petits élus locaux vont vite essayer de quitter le parti péroniste PJ (parti justicialiste) qui n’est plus bien vu dans les campagnes et les petites villes. De plus on sent une vive envie de revenir à un fédéralisme bien plus fort de la part des gouverneurs et des administrés. « L’argent des impôts récoltés dans les campagnes doivent rester dans les campagnes ». Les ruraux ont l’impression de travailler et de maintenir toute une armée de bureaucrates inutiles et incapables à Buenos Aires.
Bref, pas mal de remises en question peut être même sur l’état de l’Argentine fédérale. En tout cas pour ce qui est des questions rurales qui vont être maintenant mises sous la loupe par les médias pendant les 30 jours prochains, elles devront être prises très au sérieux par le gouvernement. Car Cristina Kirchner n’a maintenant plus un seul droit à l’erreur.
Dans 30 jours on connaîtra vraiment qui aura perdu le plus de plume dans cette bataille, mais il ne faut tout de même pas oublier que ce qui est le plus important, c’est l’avenir de l’Argentine, et ce pays doit tout à l’agriculture, hier avec ses premiers colons, et demain avec toutes les exportations qu’elle fera.
Crisis del campo
Voici la publicité du gouvernement placardée dans tout BsAs (en plus des spot publicitaire!) pour réclamer du soutien à la Présidente… Depuis quand les gouvernements font des pubs de la sorte dans les démocratie??!!!
Voici quelques images de la rupture de stock réelle de viandes à Buenos Aires! On ne trouve pas davantage de lait… :$
[étalages vides de boucherie et supermarché]
Les argentins de Buenos Aires sortent dans la rue et aux balcons avec les casseroles (pour faire du bruit!), et bloquent les rues pour montrer leur “ras de bol” de la situation, leur désaprobation envers le gouvernement (leur soutien aux propriétaires agricoles “Apoyo al campo”), leur colère face à l’inflation et aux pénuries en ville. Ici, photo prise sur Santa Fe (là où j’habite!). Je peux vous assurer que les bruits de casseroles, mélangés aux klaxons des voitures et des taxi et leurs cris font un fracas impressionants! J’ai une vidéo! Ou sinon, il y en a plein sur YouTube!
Crise politique en Argentine : Quand Kirtchner se met à dos “el campo”, toute la population sort dans la rue!!
On est en train de vivre une crise plutôt grave à Buenos Aires. Crise politique, crise économique. Je vous explique tout ça tres bientôt quand j’en saurais davantage. En attendant, voici les unes des journaux du monde et quelques liens pour de la lecture. Vue la pénurie de viande, de lait et de fruit et légumes qui s’annoncent… je pars de suite au supermarché! lol
Explications (source : LePetitHergé)
Les faits : Voilà maintenant près de 2 semaines que le « campo » (le monde agricole) argentin est en grève. Les vaches ne vont plus à l’abattoir, il n’y a que très peu de ramassage de lait, etc…. Pourquoi ? Parce que depuis maintenant près de 5 ans, le gouvernement de Nestor Kirchner et maintenant de son épouse taxe les producteurs d’une manière totalement absurde et congèle les prix à l’achat de toute la production agricole. A première vue, vouloir congeler les prix à l’achat parait une bonne mesure en pensant qu’ainsi le consommateur en bout de la chaîne va acheter son « bife de lomo » à la boucherie au même prix. Mais voilà que d’une part la viande n’a cessé d’augmenter (comme tout d’ailleurs), aux environs de 40% en 1 an. (Le lait et les produits dérivés ont quant à eux subit des augmentations de près de 60% en 1 an), et d’autre part tous les prix des produits dont nécessitent les agriculteurs ont aussi augmenté dans les mêmes proportions. (Engrais, pièces mécanique de matériel, salaires des employés, etc.…)
Pour le producteur agricole : Il ne peut pas vendre au prix qu’il désire, les exportations agricoles sont même lourdement taxées (un comble, quand on sait qu’en Europe ce sont les gouvernement qui aident la production et surtout les exportations). On taxe ici les exportations car le gouvernement pense (bêtement) que si il y a moins d’exportation, il y aura plus de produits pour le consommateur argentin et que les prix baisseront. En fait ce qu’il se passe, c’est que la production baisse de manière importante en raison des lourdes taxations et du manque de rentabilité et de ce fait il y a chaque fois moins de productions et les prix continuent à augmenter.
Quant on produisait autrefois 100, on exportait 60 et on consommait 40 en Argentine. Aujourd’hui on produit 80, on exporte 50, et on consomme 30 en Argentine…. Alors bien sur les prix continuent à monter ! Pire que ça, les agriculteurs en produisant 100 gagnaient de l’argent, aujourd’hui ils produisent 80, leurs exploitations ne sont plus rentables. Donc baisse de la consommation dans toutes les zones rurales d’Argentine en commençant par toutes les zones à forte activité agricole : Provinces de Buenos Aires, Cordoba, Santa Fe, Entre Rios. Le monde rural est maintenant entièrement contre Cristina Kircher.
Ce qu’il s’est passé hier (mardi 25 mars 2008) :
La situation est bloquée, les agriculteurs coupent les routes et empêchent tout camion chargé d’aliments de passer les barrages pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il revienne sur sa décision de nouvelle augmentation de taxe sur leurs productions. Pendant toute la journée, on attend une réaction et un discours de Cristina Kircher (qui n’a pas une seule fois en 2 semaines rencontré les syndicats agricoles, et qui refuse toute négociation). A 18h00, Cristina Kirchner prend la parole à la Casa Rosada devant les journalistes et les membres de son gouvernement. Tout le monde espère alors un geste de sa part pour apaiser le monde rural. Bien au contraire, elle sort quelques phrases incendiaires contre les campesinos, je cite : « Je ne me soumettrai à aucune extorsion » , « Il s’agit de grevistes de la richesse » (Son piquetes de la abundancia). Stratégie de Cristina Kirchner : Faire passer le message : « Les agriculteurs sont tous des nantis, ils prennent en otages le reste des argentins en bloquant les routes. Le monde rural est riche et doit aider les pauvres en étant plus taxé que les autres ».
Réaction : Dès la fin du discours de Cristina Kirchner, pour la première fois depuis la crise de 2001-2002. Les argentins de la classe moyenne de Buenos Aires sont sortis dans la rue avec les casseroles pour montrer leur désapprobation contre la politique agricole du gouvernement mais aussi pour montrer un « ras le bol » contre l’inflation, contre le flou économique, contre une ambiance de mensonge envers la population. La lutte qui la semaine dernière concernait uniquement le monde rurale et leurs problèmes sont entrain de déborder socialement sur tous les secteurs de la population. Cristina Kirchner n’a pas senti venir le ras le bol et les tensions sous-jacentes qui existaient déjà depuis quelques mois dans la population (y compris celle des villes).
Situation en ce jour mercredi 26 mars 2008 :
- Le monde rurale est regonflé à bloc pour aller jusqu’au bout, on commence même à entendre qu’on veut maintenant la tête de Cristina Kirchner, donc radicalisation du mouvement agricole.
- Une partie de son bloc politique la lâche, par exemple le gouverneur de la province de Cordoba a montré hier sa désapprobation de la politique de Kirchner.
- La CGT, syndicat toujours fidèle au clan Kirchner commence à percevoir des fissures dans ses effectifs, certains n’ont plus peur de montrer leurs désaccords avec Kirchner.
- Les médias sont à 90% contre Kirchner, seule la chaîne contrôlée par le gouvernement Canal 7 diffuse des débats où les invités reprennent le discours kirchneriste : « La gentille Cristina défendant les opprimés et les affamés contre les méchants estancieros riches et leurs valets bourgeois de Recoleta »
- Même les journaux Clarin et La Nacion, jusqu’alors neutres avec quand même une légère inclinaison kirchneriste ont totalement viré de camp dans les éditions datées d’aujourd’hui et soutiennent les « ruralistes ».
- Dans les supermarchés de quartier de Bsas, la viande, le poulet, les œufs, le lait et ses dérivés manquent. Seuls les gros de la distribution sont encore approvisionnés.
Voici quelques unes internationales sur le net couvrant ce sujet :
Quelques liens :
- Article de La Nacion, journal argentin
Economie Argentine : les effets sur ma vie de tous les jours….
L’économie d’Argentine est en train de subir une période d’inflation fulgurante… Officiellement, le gouvernement ne prévoit pas une inflation de plus de 2%. Mais réellement, certaines personnes vont jusqu’à dire que l’inflation actuelle pourrait aller jusqu’à de 15% par mois! Source de gens avec qui j’en parle, source de mon prof d’économie argentine à l’université,… et source du vécu dans la vie de tous les jours!
Chacun d’entre nous sait qu’une inflation normale en France est aux alentours de 2%par an. Mais aucun d’entre nous a-t-il déjà réellement ressenti cette inflation? Je pense que la réponse est simple. Non, on s’en rend pas compte. En revange, en argentine, les salaires n’ont pas encore le temps d’augmenter que les prix des aliments et de la vie de tous les jours augmentent à une vitesse folle!!
Pour revenir à des exemples simples, qui me concernent directement (je pense que c’est frappant de le dire comme ça!), j’ai vécu l’inflation de la laverie!! Dimanche dernier, faire une lessive à la laverie en bas de chez moi coûtait 9,50 $Ar. Une semaine plus tard, ce lundi, ma lessive me coûtait 11$Ar!!! Bon, l’augmentation est minime pour celui qui réfléchi en euro. Mais pour les argentins, c’est énorme! Un autre exemple, le même jus d’orange acheté au Carrefour à côté de chez moi est passé de 2,80$Ar à 3,60$Ar!!! Si ça c’est pas des exemples de ma vie de tous les jours!!!! Je pense que je pourrais vous en donner d’autres si je faisais plus attention! A la TV, dans les journaux de la capitale, on parle de cette inflation. Meilleure exemple : le prix de la viande (aliment de base pour tout argentin, on le sait bien! :p) qui ne cesse d’augmenter.

Autre sujet d’inquiétude du quotidien : avoir de la monnaie tribuchante dans son porte monnaie! C’est indispensable pour prendre le bus (0,90$Ar le trajet) qui ne se paie qu’en petite pièce. Les machines n’acceptant pas les billets. Je prend le bus pour aller à l’Université. Or il existe une vraie pénurie de monnaie! Les pièces d’un peso ou de 50, 25, 10 et 5 centimes sont devenues des denrées rares. Les marchands te réclament le compte juste, chacun veut garder sa monnaie. C’est un véritable “Odyssée” pour obtenir de la monnaire, tenter d’acheter des bonbons ou autre conneries chocolatées dans les kiosque pour obtenir quelques petites pièces précieuses. Mais faute de pièces, il est courant que l’on vous rende des bonbons en guise de monnaie. Et ce pb ne concerne pas que moi, petite française expatriée, mais bien tous les argentins (vu la quantité d’article dans les journeaux en parlant, le Monde.fr y consacre aussi un article). Pour la petite histoire, je devais faire une photocopie d’un papier important pour le bureau administratif de mon université. La photocopie me coûtait 15centimes de $Ar. Il me restait en pièce que 90centimes que je conservais précieusement pour mon retour en bus à la maison. La vendeuse me demande de lui payer en monnaie. Je lui donne un billet de 2$Ar (ce n’est pas un gros billet!!!), lui disant que j’ai pas de monnaire. Je vois sa caisse ouverte et je vois qu’elle a des centaines de pièce. Mais là voilà qui rechigne et qui me traite de “Mentira” (menteuse!) en prenant mon billet de 2$Ar! Voyez où les gens en sont! Bon, celle-là, c’était un cas extreme puisqu’elle avait plein de monnaie et que je lui donnais pas non plus un billet de 100$Ar (c’est seulement ces billets qu’on peut tirer des guichets… imaginez la galère ensuite pour avoir de la monnaie!).
Pourquoi le Canada fait-il rêver?
Le canada un paradis qui fait rêver les français?
Emission de France2 du 20 mars 2006 de “Oeil sur la planête” vraiment très intéressante…
Prenez le temps de la visionner! :)
Thèmes abordés :
- Le paradis de l’immigration?
- Un nouvel Eldorado?
- Le modèle Canadien.
- La province francophone – Québec : nos cousins d’amériques
Voyagez de Montréal, Toronto, Vancouver, à Ottawa en passant même par Winnipeg ou Calgary!
Conférence de Pauline Marois sur mon campus de l’université de Montréal
[Quelques extraits de la conférence...]
Hier, Ségolène ROYAL à Montréal
Ségolène ROYAL, vous la connaissez et l’avez peut-être croisé à travers tte sa campagne présidentielle des derniers mois en France… Mais bon, c’est rare que les politiciens français (de tous les bords) viennent faire un tour par icitte, par chez moi! Hier, l’ancienne candidate au présidentielle socialiste est passé à Montréal…mais pas seulement! lol. Elle était non seulement à Montréal, mais aussi en conférence à l’université de Montréal (c’est à dire mon campus!:p), et dans le batiment qui se situe EN FACE de ma colloc!! mdr. ça m’aurait vraiment amusé d’aller l’écouter (peut-importe si je ne l’aime pas..), j’aurais séché un cours pour ça ou décaler une réunion. Mais là j’avais ma rencontre pré-départ pour les échanges prévue depuis 6mois !!! (d’ailleurs, faudrait que je vous en raconte davantage!). Donc, madame Royal était attendue à 11h30, à 12h (moment où je partais à ma rencontre), elle se faisait attendre et j’ai du me frayer un chemin parmis les centaines d’étudiants, les radios-TV et journalistes la guettant! :p. La presse française était là alors ça m’a fait rire! Je connais quelques amis qui ont pu y aller, la conférence portait sur la francophonie et les français à l’étranger. L’assemblée était favorable à son discours (Montréal est connu pour être la 1ère ville de français à l’étranger votant à gauche), et sa prestation à semblé plaire. Pour plus d’information, voici des articles de radio-canada ou un autre et du Devoir. Mais aussi un article de presse française du Figaro ou TV5!
Vidéo d’un ami d’HEC, Julien, s’étant faufilé au milieu des journalistes! lol
What happened to us?
Une exposition au MOMA à NY de l’artiste roumain Dan Perjovschi qui m’a bien fait rire, sinon touchée, ou même réfléchir…
J’ai pu retrouver quelque uns de ses croquis…:)
Vandalisation INDAMISSIBLE du QG de campagne de UMP à Montréal…
Petite pub politique
…de quoi réfléchir, se poser de vrais questions, respecter les choix des autres et permettre de vrais débats et des réflexions constructives! Stop au politiquement correct et aux affrontements de gamins de cours d’école! Enfin!
Clips de campagnes…
Election présidentielle : 1rst round
[Une salle comble de jeunes étudiants expatriés, les yeux rivés sur l'écran]
Vu par les anglais : “Une victoire pour la France éternelle et démocratique”
Vu par les russes : “Une revanche française”
Vue d’Argentine : “France n’est plus un exemple”
…a voté!!
Réaction article- Radio Canada :
“Je vis à Montréal depuis 1960, j’ai voté à chaque fois. C’est définitivement la fois où il y a le plus de gens. Je n’en reviens pas!” — Jacqueline Orquin, médecin-chercheur de Montréal.
Elections, élections….
Commençons d’abord par les élections Québécoises. Les Québécois se déplaçaient aux urnes pour élire les députés de leurs contés et former leur nouveau gouvernement. Ici, le système politique ressemble au système anglais. Il n’y a pas de président et c’est le 1er ministre qui exerce le pouvoir. Cette élection était particulière cette année car elle a vu la montée d’un 3ème parti. En effet, les deux chefs des grands partis traditionnels que sont André Boisclair du PQ (Parti Québécois) et Jean Charest du PLQ (Parti Libéral Québécois) ont vu apparaître un 3ème homme Mario Dumont de l’ADQ (Action Démocratique du Québec). Sans entrer dans les détails de leurs programme, un sujet très précis les départageais : l’indépendance ou non du Québec. Les libéraux sont fédéralistes tandis que le PQ est indépendantiste. Mario Dumont a pris une nouvelle position entre les deux : l’autonomie. Ensuite, difficile de définir l’autonomie du Québec mais on sait que ce n’est ni l’indépendance, ni le fédéralisme (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?). Autre point, Jean Charest était le 1er ministre sortant et était fort critiqué tout au long de la campagne pour son bilan mitigé. Dans le monde utopique où je pourrais comparer les élections québécoises aux élections françaises qui nous attendent, vous aurez compris qu’on peut se laisser porter à comparer les libéraux à la droite française, le PQ à la gauche et voir l’arrivée de l’ADQ comme la montée de l’UDF… Facile comparaison je vous l’accorde mais qui garde une certaine pertinence. Et bien, regardons un peu les résultats de l’élection de ce lundi dernier pour voir si elle peut nous éclairer sur ce qui nous attend en France ! ;).
Revenons donc maintenant aux élections qui vous préoccupent davantage ! Les fameuses élections présidentielles…Je tiens tout de suite à annoncer que j’exercerais effectivement mon droit et mon devoir de vote ici en allant voter au consulat de France à Montréal. Yououpiii ! Ce sera mon 1er acte de citoyen votant puisque je n’avais pas encore 18 ans au référendum ! Je suis donc très fière de pouvoir voter aujourd’hui ! Seule petite tristesse, le fait de devoir vivre la campagne de l’étranger et de ne pas pouvoir assister à des débats politiques… Et bien, aujourd’hui, on a remédié à cela ! :). En effet, la SRA (Société des relations des Affaires…une autre asso de HEC ! :p) un débat en invitant les représentants des 3 grands partis de Montréal ! (Paraît-il que c’est la première fois qu’on organise un tel débat depuis 40 ans… un expatrié en témoignait). Et oui, Montréal est l’une des places à l’étranger où l’on trouve le plus des français. Et nos votes comptent ! D’autant plus, que les étrangers ne représentaient que 200 000 voix en 2002… Cette année, nous sommes plus de 800 000 inscrits ! Malik Dussaud, étudiant à Poly (et fait amusant, j’ai réalisé que c’est un ancien locataire de ma colloc ; je le sais car je reçois encore des coups de fils ou des lettres pour lui !), représentait le PS. Christopher, étudiant à HEC, représentait l’UDF. Et Madame Tahiri représentait l’UMP. Le débat fut très animé. J’ai tout de suite retrouvé l’art oratoire français et les pics hostiles traditionnels de la politique française (je les avais presque oublié à Mtl !). Nous avions aussi un important droit de parole et de questions. Et j’ai beaucoup apprécié cela.
Débat Présidentielle 2007 en France !
Les activités politiques de la SRA présente un débat entre les représentants montréalais des principaux partis politiques français. Venez avec vos questions car vous aurez la parole tout au long du débat. Les délégués de Ségolène Royal, François Bayrou et de Nicolas Sarkozy débattront des principaux thèmes qui agitent la campagne électorale.Il sera notamment question d’éducation, d’immigration, d’emploi ou encore de politique étrangère.
Venez nombreux !
Pour conclure sur ce post « élections », je n’ai pas envie d’exposer mes idées politiques ou parler des programmes des uns et des autres. J’aimerais seulement passer un message qui me touche d’autant plus que je vis à l’étranger. J’observe la France, j’aime mon pays et j’ai envie du meilleur pour lui. Je suis plus que fière d’être française. Seulement, il faut aussi savoir apprendre des autres, savoir regarder ailleurs et piocher des idées chez nos voisins. Être curieux, ne pas avoir peur du changement et ne pas hésitez à comprendre comment certains grands problèmes français sont résolus à l’étranger. Des sujets qui font débats en France sont tout à fait acquis et fonctionnels ici comme l’immigration (le Canada est une vraie terre d’accueil et pourtant parle d’immigration choisie), l’éducation (le système français m’a quand même incité à partir étudier ailleurs !), le système des retraites, le plein emploi (pas de chômage au Canada). Bref, tout ça pour dire, qu’il ne faut pas hésiter à se remettre en cause et à trouver les solutions et les conseils utiles chez ses voisins tout en restant français ! Pour finir, je voudrais déclarer un « Vive la France » bien mérité ! Mon grand drapeau français orne tjs le mur de ma chambre et je ne vous oublie pas…:)



















